Le Groupe d’Innovation Pédagogique des Usages du Numérique( GIPUN) en Arts Plastiques a choisi d’expérimenter l’usage de l’IA au cœur des démarches de création des élèves, de l’esquisse d’un projet à son exposition. Les intelligences artificielles ne créent pas, elle génère et modélise des images à partir des données et des informations saisies par l’utilisateur. Dès lors, quelle place peut avoir l’IA en classe pour amorcer un projet, pour esquisser une réalisation ? Comment tirer parti des caractéristiques des images réalisées pour servir un projet de création ? Comment la réalisation elle-même peut-elle questionner cette nouvelle technologie ? Quel rôle peut avoir l’IA pour exposer, diffuser une création ?
Le large spectre de ces questionnements induit des temporalités diverses pour l’usage possible de l’IA au sein d’une séquence d’enseignement ou d’une démarche de projet. Il permet d’en saisir quelques usages reposant sur la créativité et la pratique exploratoire et réflexive des élèves. En appui sur les programmes disciplinaires, quatre professeurs présentent leurs recherches sous forme de capsules vidéos.
Ces premiers travaux, réalisés en amont de la publication du « cadre d’usage de l’IA en éducation », offrent, un éclairage sur les choix opérés par les élèves et les enseignants face à ces outils devenus, en à peine trois ans, incontournables. Ils invitent à croiser les regards sur les mutations des pratiques artistiques et pédagogiques à l’ère de l’IA.
Dans le cadre d’une séquence sur la science-fiction en classe de 4e, les élèves ont été invités à utiliser l’IA sur deux séances, après une phase d’écriture de scénario et de recherches graphiques. Ce travail s’inscrit dans une progression pédagogique où les notions de documentaire, de vérité, de réel et de mise en scène ont été préalablement explorées. Ce socle de réflexion s’appuie sur l’étude de l’exposition Henri Cartier-Bresson (Fonds Hélène & Édouard Leclerc, Landerneau de janvier 2024 à juin 2025) et sur une première analyse d’images générées par IA au rendu photoréaliste. -* Voir la vidéo :
- « Le processus créatif dans un récit fictionnel »- Coréaliser, Questionner - Erell Piette
En s’appuyant sur les questionnements autour de la production des images et de l’objet comme matériau, au programme du cycle 4, le parti pris consiste à exploiter l’instabilité et la rapidité de ces outils comme éléments constitutifs de la production finale. Cette démarche entre en résonance avec les pratiques surréalistes ou les recherches d’artistes contemporains, tout en s’inscrivant dans le cadre d’usage réglementaire. Ces deux capsules vidéos présentent des pistes de recherche et des expérimentations menées entre décembre 2024 et avril 2025 au sein d’un collège rural, en utilisant deux IA libres d’accès : Turbo.Art et Stable Diffusion (via Vittascience).
- -* Voir la vidéo d’introduction :
- « Une expérience surréaliste » (partie 1), Coréaliser avec une ia générative d’images – Cécile Le Falher
-* -* Voir la vidéo de pratique en classe :
« Une expérience surréaliste » (partie 2), Coréaliser avec une ia générative d’images – Cécile Le Falher
Cette capsule propose une présentation d’un projet d’une élève de lycée qui a intégré les capacités de la génération d’image par intelligence artificielle dans son processus de création, à la fois d’un point de vue technique et plastique mais aussi théorique. L’I.A. est alors devenue une part intégrante de la démarche, ancrée pleinement dans le questionnement du programme « L’art, les sciences & les technologies », entre hybridation technique et regard critique sur le statut des images générées. Production réalisée en 2025 dans le cadre du projet personnel de Louison L., élève de Terminale en spécialité arts plastiques au Lycée Jacques Cartier à Saint-Malo.
- -* Voir la vidéo :
« La vie imaginée et documentée de Nicéphore Niépce », Coréaliser avec une IA générative, questionner et diffuser – Benjamin Bonhomme
5 février 2026
Ces deux capsules vidéos retracent le déroulement d’un projet pédagogique mené avec une classe de 3e et interrogent la place de l’intelligence artificielle au sein de l’environnement matériel et technique de la salle d’arts plastiques. Loin de remplacer la pratique manuelle, l’IA est ici utilisée parfois comme un partenaire ponctuel d’aide à la production, ou comme un outil d’hybridation. Le choix de l’exploitation de l’IA générative d’image permet aux élèves de prendre conscience de l’importance du langage, d’être confronter à l’inattendu, et de stimuler son autonomie, tout en restant ancré dans la pratique plastique.
- -* Voir la vidéo-partie 1 : « Lier l’ia a l’environnement de la salle d’arts plastiques » (partie 1) - Esquisser, coréaliser avec une ia générative d’images, Questionner, Diffuser – Thierry Loyen
- -* Voir la vidéo-partie 2 : « Lier l’ia a l’environnement de la salle d’arts plastiques » (partie 2) - Esquisser, coréaliser avec une ia générative d’images, Questionner, Diffuser – Thierry Loyen



