1. Qui est concerné ?

    • Les enseignants du premier et du second degrés titulaires et stagiaires ;
    • Les maîtres contractuels et agréés à titre définitif ou bénéficiant d’un contrat ou d’un agrément provisoire des établissements d’enseignement privés sous contrat ;
    • Les enseignants contractuels du premier et du second degrés de l’enseignement public employés par contrat à durée indéterminée ;
    • Les maîtres délégués employés par contrat à durée indéterminée des établissements d’enseignement privés sous contrat.

2. Quels sont les objectifs de la certification complémentaire en histoire de l’art ?

    • Permettre à des enseignants de valider des compétences qui ne relèvent pas du champ de leurs concours
    • Constituer un vivier de compétences pour l’enseignement de l’histoire des arts au lycée, pour lequel il n’existe pas de sections de concours de recrutement
    • Préparer le renouvellement des professeurs qui ont eu la charge de cet enseignement.

3. Quel est le déroulement de l’épreuve de certification ?

L’examen est constitué d’une épreuve orale de trente minutes maximum débutant par un exposé du candidat de dix minutes maximum, suivi d’un entretien avec le jury, d’une durée de vingt minutes maximum.

L’exposé du candidat prend appui

    • sur la formation universitaire ou professionnelle, reçue dans une université ou dans un autre lieu de formation dans le secteur disciplinaire et, le cas échéant, dans l’option correspondant à la certification complémentaire choisie
    • sur l’expérience et les pratiques personnelles du candidat dans le domaine de l’enseignement ou dans un autre domaine, notamment à l’occasion de stages, d’échanges, de travaux ou de réalisations effectués à titre professionnel ou personnel.

L’entretien qui succède à l’exposé doit permettre au jury :

    • d’apprécier les connaissances du candidat concernant les contenus d’enseignement, les programmes et les principes essentiels touchant à l’organisation du secteur disciplinaire et, le cas échéant, à l’option correspondant à la certification complémentaire choisie ;
    • d’estimer ses capacités de conception et d’implication dans la mise en œuvre, au sein d’un établissement scolaire du second degré ou d’une école, d’enseignements ou d’activités en rapport avec ce secteur.

Le jury dispose du dossier rédigé par le candidat pour son inscription.

4. Que comporte le dossier de candidature ?

Le candidat inscrit remettra, à la date fixée par le recteur, un dossier (cinq pages dactylographiées) comportant et indiquant :

    • un curriculum vitæ détaillé précisant les titres et diplômes obtenus en France ou à l’étranger ;
    • les expériences d’enseignement, d’ateliers, de stages, d’échanges, de séjours professionnels à l’étranger, de sessions de formation, de projets partenariaux qu’il a pu initier ou auxquels il a pu participer, pouvant comprendre un développement commenté de celle de ces expériences qui lui paraît la plus significative ;
    • tout autre élément tangible marquant l’implication du candidat dans le secteur choisi, tels que travaux de recherche, publications effectuées à titre personnel ou professionnel, etc. Le jury prend connaissance du dossier du candidat préalablement à l’épreuve et en dispose lors de celle-ci. Ce dossier n’est pas soumis à notation.

5. Quelles sont les connaissances et les compétences évaluées ?

Sont attendues :

    • de solides notions d’histoire générale de l’art, incluant une maîtrise de la chronologie et du vocabulaire propres à chacun des domaines d’expression artistique relevant de l’histoire de l’art
    • la connaissance des problématiques et des méthodes de l’histoire de l’art
    • la capacité à analyser une œuvre sous divers angles d’approche, et à la mettre en relation avec d’autres œuvres et domaines artistiques sur la base de concepts historiques et esthétiques pertinents
    • la connaissance et la pratique des institutions et structures patrimoniales locales, et la capacité à les mobiliser au service de l’enseignement de l’histoire des arts
    • la capacité à mettre en œuvre, au sein d’une équipe et avec la contribution de spécialistes et d’institutions, un parcours de formation des élèves s’appuyant sur des études de cas précis et au moins un projet de classe, en lien avec les programmes des cycles 3 et 4, ou/et des enseignements optionnels et de spécialité au lycée.

6. L’admission

Les candidats ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10 à l’épreuve, notée sur 20, sont déclarés admis.

7. La délivrance de la certification complémentaire

La certification complémentaire est délivrée par le recteur. L’extrait de l’arrêté adressé au candidat tient lieu de délivrance de la certification.

Les cas particuliers des enseignants stagiaires et maîtres contractuels Les personnels enseignants stagiaires qui n’ont pas été jugés aptes à être titularisés dans les conditions prévues par le statut du corps pour lequel ils ont été recrutés, ne pourront se voir délivrer la certification complémentaire. Ceux d’entre eux autorisés à accomplir une seconde année de stage conservent pendant cette année le bénéfice de l’admission à l’examen. À l’issue de cette période, la certification complémentaire leur sera délivrée sous réserve de leur titularisation. Les mêmes règles sont applicables aux maîtres contractuels et agréés des établissements d’enseignement privés sous contrat qui accomplissent le stage dans les conditions prévues à l’article R. 914-19-2 du Code de l’éducation pour les lauréats des concours de recrutement de maîtres de l’enseignement privé sous contrat dans le premier degré et aux articles R. 914-32 à R. 914-35 du même Code pour les lauréats des concours de recrutement de maîtres de l’enseignement privé sous contrat dans le second degré.

Les textes de référence Les textes parus au bulletin officiel définissant la certification complémentaire :

B.O n° 30 du 25 juillet 2019 ;

B.O. n° 7 du 12 février 2004 ;

B.O. n° 39 du 28 octobre 2004 ;

En illustration, Le Scribe accroupi , 54 x 44 cm, vers 2500-2350 av JC, cristal de roche, albâtre, calcaire, cuivre, Musée du Louvre