Mise en évidence d’une synthèse d’amidon dans les parties chlorophylliennes éclairées d’une feuille de géranium odorant sans décoloration préalable à l’éthanol bouillant (manipulation dangereuse et interdite).

Ce TP est un grand classique du programme de terminale spécialité sur la photosynthèse. Les feuilles de géranium odorant sont éclairées 48 heures et un cache noir occulte une partie du limbe afin de mettre en évidence le rôle joué par la lumière dans la photosynthèse. La décoloration préalable des feuilles panachées dans l’éthanol bouillant avait surtout pour intérêt de mieux révéler à l’eau iodée l’amidon synthétisé uniquement dans les zones chlorophylliennes exposées à la lumière. Mais était-ce bien indispensable ?

La question méritait d’être posée compte tenu de la dangerosité des vapeurs d’éthanol. La réponse est non : une simple immersion 5 minutes dans de l’eau bouillante ne décolore certes pas la feuille mais permet à l’eau iodée de traverser la cuticule et d’imprégner les cellules du parenchyme chlorophyllien. La manipulation devient beaucoup moins dangereuse et le résultat reste tout aussi exploitable et peut-être même plus intéressant pour les élèves qui voient encore le vert de la chlorophylle sous le cache, ce qui les aide davantage dans leur raisonnement !

résultat expérience pelargonium -  voir en grand cette image
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On retrouve les contours du cache sous lequel les cellules, bien que chlorophylliennes, n’ont pas synthétisé d’amidon : la chlorophylle seule ne suffit pas ; il faut qu’elle soit suffisamment éclairée.

Remarque : une immersion de 5 minutes dans l’eau bouillante est indispensable sinon la feuille reste imperméable au colorant qui ne peut alors rien révéler.

pelargonium